décembre 16, 2009
Décidément, le filon est bon. Et maintenant, les radios l’investissent.
RTL et RMC s’y mettent. Où comment le recrutement sert de prétexte à la publicité : publicité gratuite pour l’entreprise, qui voit son nom annoncé à l’antenne et/ou sur le site de la radio, et publicité pour la radio qui dope les visites de son site Internet ; elle peut donc ainsi vendre plus de pub sur celui-ci, sans parler de la pub ciblée à l’antenne :
- Temporis pour RMC, qui ne recrute pas grand monde dans ses agences,
- et Keljob sur RTL, qui est obligé de reprendre des annonces parues dans la presse pour pouvoir gonfler le nombre d’offres d’emplois visibles sur son site.
D’ailleurs, les radios confirment, involontairement (faute de véritables journalistes, sans doute), certains problèmes de la recherche d’emploi. Sur RMC par exemple, on a la franchise de dire que sur un peu plus de 3000 annonces, 2500 ont été pourvues. Soit une belle proportion de 17% d’annonces bidons, et ceci, non pas retranché derrière un site Internet ou un papier quelconque, mais bel et bien en direct à la radio. Quand à RTL, aucun semblant de suivi n’est réalisé.
Tous les coups sont donc permis, le recrutement (comme d’ailleurs beaucoup de domaines afférents au monde de l’entreprise) étant une jungle.
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Publié par bacpluscinqetgalere
juin 15, 2009
Condamner le supérieur parce qu’il ne s’adapte pas à la demande des entreprises est une erreur.
1. Parce que pour s’adapter à une demande, il faut que la demande soit présente et réalisable. Or, elle tend à correspondre à :
- Polytechnique doublée par HEC,
- minimum quadrilingue,
- 7 ans d’expérience en sortant de l’école,
- célibataire sans enfants,
- temps de travail égal à 24h par jour, 7j/7,
- mobilité planétaire à charge du salarié/chercheur d’emploi,
- package de rémunération : 60 euros par mois, contrat local indien, chinois, ou africain, au choix (le fameux « package attractif »),
ou plus pragmatiquement au déclassement/chômage.
2. Parce que vouloir réguler l’orientation des étudiants en fonction des débouchés, c’est savoir anticiper les besoins de demain. Or aucune entreprise ne veut avoir/n’est capable d’avoir une vision à long terme compte tenu de ce que sont les marchés et de ce que sont les dirigeants/propriétaires de celles-ci, que ce soit en terme de ressources humaines ou autres (si ce n’est la fameuse devise du « toujours plus pour toujours moins pour toujours les mêmes »).
Par conséquent, on ne peut demander à l’éducation nationale de faire le travail des entreprises à leur place ou de faire avec des anticipations de besoins RH inexistants ou non fiables.
Notez quand même que cette régulation s’exerce déjà un peu au travers du nombre de places disponibles dans les filières.
3. Parce que le manque d’emploi n’est pas question de « spécialité ». Le manque d’emploi est symptomatique de toutes les spécialités. Des secteurs entiers nous bassinent à longueur de temps qu’ils embauchent alors que nombre de diplômés ou d’expérimentés de ces mêmes secteurs recherchent du travail. Donc quelque soit leur orientation, les gens vont ramer.
4. Parce que c’est incohérent de dire aux gens de travailler dans ce qu’ils aiment et ensuite de tenir le discours « faites en fonction des débouchés ». Et leur reprocher ensuite leur manque de motivation ou leur démarche de vouloir travailler dans quelque chose qu’ils n’aiment pas ou qui les laissent indifférents.
5. Parce que la question de l’orientation a déjà été posée (oui, les pays ont un passé) et cela a conduit à privilégier les filières professionnelles, dites plus adaptées à la demande des entreprises puisque celles-ci en sont plus ou moins partenaires (à la création/au quotidien). Or vue la situation, on ne peut pas se réjouir du résultat, le chômage et le déclassement continuant leur progression (seules les statistiques truquées n’en prennent pas conscience).
Pourquoi faire des études professionnelles / soit disant adaptées aux débouchés du marché de l’emploi ?
- parce vous aimez cela ?
- parce que vous voulez pouvoir vivre plus décemment, avoir un emploi ?
- etc.
L’entreprise n’a que faire de :
- ce que vous aimez faire
- votre niveau de vie
- de toute autre chose concernant votre vie, vos désirs et vos états d’âmes d’êtres humains.
Elle veut que vous soyez motivés et qualifiés au maximum, et payés au minimum. Pas motivé dans le sens « aimer » (je vous le répète, l’être humain, elle s’en fout), mais dans le sens « travailler d’arrache pied pour générer toujours plus d’argent pour ses propriétaires et pour la personne ou l’équipe dirigeante ». C’est la seule et unique chose qui l’intéresse. Le reste, c’est de la littérature.
Les besoins des deux parties sont donc difficilement joignables et la tentative de les faire se rejoindre se traduit par, entre autres, le chômage.
Par conséquent, le problème de l’orientation des étudiants est un leurre destiné à occulter le fait que la survie de l’entreprise passe avant celle de la majorité des êtres humains.
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Publié par bacpluscinqetgalere
mai 25, 2009
J’ai trouvé un CDD à 1500 euros brut mensuels. C’est toujours mieux qu le RMI. Maintenant, je sais à quoi cela sert de travailler.
Je voudrais tout d’abord m’adresser à moi-même un grand merci pour avoir cru bêtement qu’en travaillant plus, qu’en faisant plus d’efforts, qu’en m’orientant dans des filières professionnelles, qu’en faisant des stages, j’allais avoir un job et une rémunération concordants.
J’aurais mieux fait d’écumer les boites « V.I.P » et d’avoir des ami(e)s qui ont des relations très haut placées, je me serai plus amusé, et j’aurai moins perdu mon temps.
Je voudrais remercier, mes parents, qui, pauvres bougres, ont crus qu’en faisant le maximum pour que je puisse faire, si je le souhaitais, des études, ma vie serait meilleure que la leur. En fait, ils auraient mieux fait de me mettre de force sur le trottoir à 16 ans.
Ensuite, je souhaite remercier bien évidement les pouvoirs politiques de tous bords, sans qui, tout cela ne serait pas possible.
Je remercie également les forces en présence sur le marché de l’emploi (ANPE, APEC) pour leurs perceptions complètement à coté de la plaque et leurs discours à base de guimauve.
Et bien sûr, mes remerciements vont à toutes les entreprises pour leurs attitudes pour le moins discutables, leur mépris envers la majorité des ressources humaines qui les composent, et pour leurs tentatives répétées pour la mise en place d’une situation perverse permettant à peine aux personnes de vivre décemment, et ce, en plus, sans distinction des efforts accomplis.
Un grand merci.
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Publié par bacpluscinqetgalere
mars 23, 2009
Incroyable. C’est le mot. Incroyable le nombre de personnes et de structures qui s’occupent de la recherche d’emploi. ANPE, APEC, prestataires de l’ANPE, maisons de l’emploi… Tout cela doit coûter, mais pour quelle efficacité ?
Le plus triste, c’est que bon nombre de personnes qui travaillent dans ces structures y sont arrivées après une bonne dose de galère… c’est paradoxal non ? Et le pire c’est qu’il n’y a rien de fait. Voilage de face et positive attitude de rigueur, les années passent et rien ne change.
Avec ces organismes, vous allez toujours retourner votre CV, lettre de motivation, façon de réaliser vos entretiens, etc… Cela sert sûrement à ceux qui sortent de la fac (et encore). Les autres y perdront leur temps. Malheureusement, on y est habitué quand on cherche un emploi.
Dans tout les cas, c’est sûr, tout ce cirque vous occupe. Et cela occupe encore plus tous ces organismes dont l’existence est soit disant porteuse d’aide. En fait, c’est surtout vous qui les aidez. C’est parce que des gens recherchent un emploi (entre autre) qu’elles existent.
Mais tout cela ne vous permet pas de manger à la fin du mois.
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Publié par bacpluscinqetgalere